Après son soutien à la cause marocaine sur El Guerguarat, Mohamed VI renvoi l’ascenseur à F. Tshisekedi

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Il  y a moins d’une semaine que le Président Felix  Tshisekedi avait exprimé sa solidarité avec le Royaume du Maroc par rapport à ses engagements internationaux dans la zone d’El Guerguarat une localité frontalière située à l’extrême sud-ouest du Sahara occidental, sous contrôle marocain, « solidarité » qui vient de bénéficier en retour du soutien du Roi Mohammed VI.

Dans les premières heures du vendredi 13 novembre, les Forces Armées Royales avaient libéré le passage d’El Guerguarat. La parenthèse du blocage du corridor, depuis le 21 octobre, par des éléments du Polisario était ainsi fermée grâce à une opération militaire de quelques minutes sans effusion de sang, menée sous le regard des Casques bleus de la MINURSO.

Le Sahara occidental (arabe : الصحراء الغربية) est un territoire de 266 000 km2 du Nord-Ouest de l’Afrique, bordé par la province marocaine de Tarfaya au nord, l’Algérie au nord-est, la Mauritanie à l’est et au sud, tandis que sa côte ouest donne sur l’Atlantique. Territoire non autonome selon l’ONU, cette ancienne colonie espagnole n’a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique depuis le départ des Espagnols, en 1976.

Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement dont l’objectif est l’indépendance totale du Sahara occidental, revendication soutenue par l’Algérie. Devenu un enjeu global illustrant la rivalité entre le Maroc et l’Algérie, le dossier saharien bloque toujours la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Le Polisario s’appuie sur un « consensus écrasant parmi les Sahraouis vivant sur le territoire en faveur de l’indépendance et en opposition à l’intégration avec tout pays voisin », tel que décrit dans un rapport de l’ONU en 1975. Le Maroc fonde sa revendication sur les accords de Madrid et sur la base de liens d’allégeance passés entre les tribus sahraouies et les sultans du Maroc.

Un soutien tacite à la cause marocaine

En effet, cette prise de position courageuse du Président Félix Tshisekedi à la cause marocaine vient trancher avec la position de l’ancien président de la république, Mobutu Sese Seko qui à l’époque avait pris cause pour le Sahraoui du Front – Polisario. Car en dehors de la rixe d’El Guerguarat, le Maroc nourrissent toujours les ambitions de contrôler le Sahara occidental considéré comme faisant partie de ses provinces du Sud.

Le renvoi de l’ascenseur à un moment de tension politique Tshisekedi – Kabila

Le ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Mohcine Jazouli, a remis à Kinshasa, un message du roi Mohammed VI au président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi.

Au cours de cette audience qui s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Roi en RDC, Rachid Agassim, le ministre délégué a transmis « les salutations et l’amitié de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, à Son Excellence le Président de la République, ainsi qu’au peuple congolais frère ». 

Il a également été question durant cette audience des prochaines échéances de l’Union Africaine, dont la présidence revient à la République Démocratique du Congo.

Victoire diplomatique

Félix Tshisekedi n’en finit pas de récolter des victoires diplomatiques à quelques mois de sa présidence à l’Union Africaine. Un succès psychologique face à celui qu’il faut désormais qualifier d’ancien allié politique, Joseph Kabila qui après avoir expédié plusieurs lettres de mise en garde contre une violation de leurs accords politiques pour une gestion consensuelle du pouvoir post alternance n’a pas encore récolté des faveurs étatiques visibles.

La rédaction

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