COP 26 :Boris Johnson et F. Tshisekedi ont signé « un accord » pour une durée de 10 s’élevant à 500 millions de $

Le Président congolais, Félix Tshisekedi, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ont signé, mardi, lors de la 26e session de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow en Ecosse, un engagement pour une durée de dix ans pour protéger la forêt de la République démocratique du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, a annoncé la présidence congolaise.

« Le Président Tshisekedi et le PM Johnson du Royaume-Uni, au nom du Conseil d’administration de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique centrale (CAFI) ont signé un engagement d’une durée de 10 ans (2021-31), pour protéger la forêt de la RDC », a affirmé la présidence congolaise dans un tweet.

« Cet accord multi-bailleur débloquera dans un premier temps des investissements sur le terrain s’élevant à 500 millions de dollars américains pour les cinq premières années », a-t-on encore souligné.

Il faut noter que la forêt de la RDC est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde (plus de 240 millions d’hectares) après celle du Brésil. Elle représente un réservoir de carbone et une réserve de biodiversité d’importance mondiale. La forêt tropicale du Bassin du Congo s’étend sur plus de 3,6 millions de kilomètres carrés et six pays, du Cameroun à l’ouest à la République démocratique du Congo en Afrique centrale.

Bien que le taux annuel de perte de forêt naturelle diminue en Afrique, l’évaluation des ressources forestières mondiales de la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a relevé une perte annuelle dans cette région d’environ 3,1 millions d’hectares de forêts naturelles au cours des cinq dernières années.

Les réformes politiques et de gouvernance dans la région avancent, mais les efforts visant à conserver et à utiliser durablement les forêts sont encore fragmentés et sous-financés.

Pendant des années, l’instabilité politique et les efforts de conservation ont permis de relativement protéger cette région, où prospèrent des gorilles, des éléphants de forêt, des okapis et des bonobos.

Mais au cours de la dernière décennie, la déforestation a augmenté, menaçant la faune et le climat à une plus grande échelle.

La CAFI est une collaboration entre le PNUD, la FAO, la Banque mondiale, six pays d’Afrique centrale et une coalition de donateurs, dont le Royaume de Norvège, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Le projet de la CAFI vise notamment à développer une méthodologie normalisée, pour évaluer les moteurs de déforestation et de dégradation des forêts dans les six pays d’Afrique centrale.

AA/ Peter Kum

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