En 2010, les Nations unies publiaient le rapport Mapping, détaillant les violentes atteintes aux droits humains commises en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003, enterré depuis. Alors que les violences continuent dans le pays, le docteur Denis Mukwege milite aujourd’hui pour qu’il soit « déterré ». Menacé, il craint pour sa vie. Les Nations Unies appellent à une enquête.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme a demandé vendredi 28 août à la République démocratique du Congo de mener une enquête impartiale et une « action rapide » pour que les auteurs des menaces de mort contre le prix Nobel de la paix soient traduits en justice. « Sa vie semble être sérieusement menacée », a déclaré Michelle Bachelet, dans un communiqué. Le gouvernement congolais a déjà annoncé l’ouverture d’enquêtes et la mise en place de mesures de sécurité.

« Depuis mon tweet le 26 juillet dénonçant le massacre au Sud-Kivu, j’ai reçu plusieurs courriers de haine et des membres de ma famille ont été intimidés et menacés », s’inquiétait en effet le docteur Denis Mukwege dans un communiqué de sa Fondation Panzi le 31 juillet dernier. Alors que la situation humanitaire continue de se dégrader en République démocratique du Congo (RDC) et qu’il milite activement pour plus de justice dans le pays, le prix Nobel de la paix craint pour sa vie.

Lacroix

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