Des points de vue divergents sont constatés après la visite effectuée à la prison de Makala par le vice ministre de la Justice pour constater les conditions de détention préventive des personnalités soupçonnées de mauvaise gestion de fonds alloués au Programme d’urgence du Chef de l’Etat
Au ministère de la Justice, les actes posés le lundi 2 mars par ses animateurs laissent l’impression de l’absence de concertation et de solidarité entre eux. Le Vice ministre Bernard Takaishe Ngumbi a effectué une visite à la Prison centrale de Makala pour se rendre compte de la détention préventive des deux entrepreneurs étrangers et du DG de l’Office des Routes.
Le Vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des sceaux a vigoureusement réagi contre cette mission. Me Célestin Tunda Ya Kasende, souligne-t-on dans le communiqué émis en son nom, n’a jamais conduit, ni mandaté une tierce personne auprès de certains prisonniers. Pour lui, la magistrature doit être efficace, totalement indépendante, sans interférences.
Et pourtant, la mission de Bernard Takaishe s’est conformée aux instructions du Chef de l’Etat, du reste, bien soulignées à travers le dernier compte-rendu du Conseil des ministres. Celles de voir les enquêtes judiciaires se dérouler dans le strict respect de la constitution et des lois de la République.
Félix-Antoine Tshisekedi en était arrivé à la suite de certaines allégations entendues ça et là. Selon ces allégations, certaines personnes interpellées sont victimes de mauvais traitement dans l’unique but d’extorquer des aveux. Tout comme il a été relevé que certains magistrats en charge des dossiers sont l’objet de menaces et de manipulations.
Plusieurs observateurs abordés se sont étonnés de cette contradiction étalée sur la place publique. Surtout que le Vice-ministre a effectué une mission dans les droites lignes des instructions du Président de la République. Les mêmes observateurs se demandent s’il fallait une autorisation express du premier titulaire du Ministère de la Justice pour cette visite effectuée en date du lundi 2 mars à Makala, pendant que des nouvelles de toutes sortes circulaient autour de ces personnalités citées dans la malversation des fonds affectés au Programme des 100 jours du Gouvernement.
D’aucuns avaient dit que le DG de Safricas était déjà en liberté, tout comme le Libanais Jammal Samith de la société Somibo Congo. Le premier a maille avec la justice sur le retard dans la construction des sauts-de-mouton sur certains sites de Kinshasa, comme celui de De bonhomme ou celui de la RTNC sur l’avenue de la Libération. Le second concerne le montage des maisons préfabriquées.
Me Célestin Tunda Ya Kasende reste à encourager pour une bonne justice, sans aucune pesante politique, en vue de l’éclatement de la vérité dans ce dossier. Par conséquent, l’harmonie et la concorde au niveau du ministère qu’il dirige ne manqueront pas de rejaillir sur la Magistrature sous sa tutelle.
MKM/CNTV