Kagame bandit la « menace du génocide des Tutsis de la RDC » et fait plier Tshisekedi

A Kalima dans le territoire de Pangi a cent kilomètres de Kindu,un » tutsi » congolais a été brulé vif. Mais tout porte à croire qu’il a été victime du faciès a la suite de la campagne tous azimuts de la chasse aux tutsis en vogue en RDC.

Le président Kagame accuse son homologue d’incitation à la haine et au génocide contre la minorite tutsie en RDC.

La colère de Kigali contre Kinshasa est » la possible collaboration entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les FDLR, génocidaires ». Des messages audio de membres présumés des milices FDLR appelant à des attaques contre les tutsis vivant à Uvira, au Sud Kivu circulent sur les réseaux sociaux. Dans l’un des enregistrements audio on entend un militant exhortant le public à se préparer à des attaques contre les tutsis vivant dans les villages de Kamanyola, Kanundu, Bwegere, Luvungi et Kasenge.

Les responsables des Nations – Unies  condamnent les incitations à la haine contre les tutsis. La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet et la Conseillère spéciale des Nations Unies pour la prévention du génocide, Alice Nderitu, ont exprimé  leur profonde inquiétudes sur les derives du discours de la haine.

« Nous avons également constaté une augmentation des discours de haine et d’incitations à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence dans tout le pays – et plus particulièrement à l’encontre des membres des communautés parlant Kinyarwanda – le gouvernement de la RDC ayant accusé le Rwanda de soutenir le M23″, ont déclaré les responsables des Nations unies ».

Selon le média rwanda Ighei, les discours de la haine contre les tutsis et la pratique de l ‘exclusion au sein de  l’ assemblée nationale et dans l’armée, renforcent la position stratégique des « revendications » du M23 au yeux de la communauté internationale.

Le « génocide » comme arme stratégique bandi par  Paul Kagame contre Félix Tshisekedi, a mis le président congolais dans une posture difficile de repli au niveau international malgré ses appels aux chefs des gouvernements des pays de la Commonwealth .

Ni le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou encore l’Union européenne, aucun pays n’a suivi la démarche de Félix Tshisekedi qui consistait à classer « le M23 » au rang des mouvements terroristes comme les ADF ougandais. Le Rwanda n ‘a pas non plus  été désigné comme « agresseur » de la RDC par les Nations unies. Une erreur stratégique du président congolais ou carrément une « fuite des responsabilités« ?

En position de faiblesse, les membres du gouvernement congolais ont commencé à faire des appels à protéger les tutsis et ont invité la population Kinoise a ne pas prendre les machetes.

La ministre près du Président de la RDC, Nana Manuanina, a réaffirmé l’engagement de Kinshasa « à poursuivre tous les auteurs des actes d’incitation à la haine envers qui que ce soit »

Le prix Nobel de la paix Dr Denis Mukwege pour sa part a  invité la population congolaise à dénoncer les messages d’incitation à la haine et à ne pas les partager sur les réseaux sociaux.

« Il ne faut pas tomber dans le piège de la vengeance aveugle et de la chasse des paisibles citoyens sur base de leur langue ou apparence physique » disait t il.

L’opinion publique congolaise anti – tutsie se butte t – elle  à la « real politique » ?

Les réactions de protestation s’amoncellent depuis la publication du communiqué final sanctionnant le conclave des chefs d’État de la RDC, du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda, du Sud-Soudan, du Kenya et de la Tanzanie à Nairobi. Une frange partie de la population congolaise condamne totalement les conclusions de ce sommet et rejette catégoriquement le déploiement de la force sous régionale.La diaspora congolaise se sent trahi par un président issue de la même  » diaspora résistante »

Félix Tshisekedi est accusé d’avoir légalisé l’ »occupation du Congo » , normalisé l’agression et posé le premier pas pour sa balkanisation.

La coalition Lamuka qualifie de haute trahison le fait pour le président Félix Tshisekedi d’avoir pris part à cette rencontre taillée contre la RDC. Selon une partie de l’opposition congolaise, dont Lamuka, Félix Tshisekedi cette coalition des armées de l’Est est « composée essentiellement des pays qui soit, avaient agressé le Congo hier, soit, l’agressent aujourd’hui ». Une  force militaire aux contours flous et aux intentions indéchiffrables.

Lamuka appelle le peuple à rejeter les conclusions de Nairobi

La coalition Lamuka appelle ainsi le peuple congolais à « se mobiliser et à rejeter le déploiement d’une telle force militaire ». La plateforme de Martin Fayulu pense que « par sa signature à Nairobi, M. Félix Tshilombo a légalisé l’occupation du Congo, a normalisé l’agression et venait de poser le premier pas pour sa balkanisation », a tempêté Prince Epenge, interrogé par Top Congo FM.

La RDC n’est pas un État sous tutelle. Nous n’avons jamais déposé les instruments de ratification. Toute force régionale qui interviendra en RDC sans une Résolution de notre Parlement, sera considérée comme une Force d’agression. Notre souveraineté ne sera jamais bradée », a réagi Fernandez Murhola, acteur de la société civile.

Réunis en conclave sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, les présidents Uhuru Kenyatta, Félix Antoine Tshisekedi, Yoweri Museveni, Salva Kir, Evariste Ndayishimiye, Paul Kagame et le représentant de la présidente Samia Suhulu ont approuvé le déploiement imminent de la force militaire régionale à l’Est de la République démocratique du congo.

Placée sous le commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et les troupes rwandaises ne seront pas déployées en terre congolaise.

La taille de cette force, la durée des opérations et d’autres informations opérationnelles feront l’objet d’une communication ultérieure spécifique.

Analyse de Richard Nomba Tshimanga /Apareco-Swansea /UK

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