Les participants à la 2ème édition du Salon virtuel auquel ont participé plus de 170 exposants algériens et étrangers, ont appelé l’Algérie à exporter son expérience dans le domaine de la gestion des déchets vers les différents pays africains à travers la conclusion de partenariats gagnant-gagnant entre les secteurs public et privé.

« L’Algérie possède les qualifications et les expériences à travers ses différents établissements publics et privés, lui permettant d’être en mesure de diriger le marché de l’économie circulaire en Afrique », ont-t-ils affirmé lors de cette manifestation internationale qui a vu la participation d’exposants de différents pays du monde, dont la République démocratique du Congo, le Cameroun, la Guinée, le Mali, le Niger, le Ghana, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud, l’Autriche et L’Italie.

Intervenant au terme d’exposés virtuels de plusieurs dirigeants de startups et de micro-entreprises algériennes activant dans le domaine du recyclage des déchets, lors de ce salon organisé sous le thème « l’économie circulaire en Afrique et les opportunités d’investissement », la ministre de l’Environnement, Dalila Boudjemaa, a déclaré dans une intervention lue en son nom par le directeur de la politique environnementale urbaine, Karim Baba, que : « La gestion des déchets en général et de l’économie circulaire en particulier retiennent fortement l’attention du gouvernement en raison des revenus supplémentaires que ce domaine génère en dehors des hydrocarbures, outre la création des opportunités d’emploi ».

Elle a ajouté que l’Algérie a réalisé de grands progrès dans le domaine de la gestion des déchets en éliminant les décharges anarchiques, soulignant que le pays œuvrait pour promouvoir un travail commun avec les organismes africains intéressés par le domaine de la gestion des déchets afin de transférer son expérience à ces pays frères.

Le directeur général de l’Agence nationale des déchets (AND), Karim Ouamane, a rappelé que la quantité de déchets ménagers produite annuellement en Afrique s’élève à 250 millions de tonnes, dont seulement 4% sont valorisés, affirmant que l’Algérie possède toutes les qualifications et les expériences pour être pionnière dans le domaine de l’économie circulaire en Afrique.

Grâce à ses entreprises publique et privée et son expertise, l’Algérie peut augmenter le taux de valorisation des déchets ménagers africains à même de les transformer en source qui génère de grands bénéfices au profit de tout le continent.

Concernant la 2ème édition de cette manifestation virtuelle, M. Ouamane a indiqué qu’elle est co-organisée, à l’instar de la première édition, par l’Agence nationale des déchets (AND), représentant le ministère de l’Environnement et la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ajoutant que « cela constitue une véritable action participative entre les instances officielles africaines pour établir les bases de l’économie circulaire dans le continent africain avec tous les acteurs ».

Ce salon offre « une occasion » pour renforcer les opportunités d’investissement entre les différents acteurs en Afrique à travers l’ouverture de la voie aux entreprises algériennes pour sonder le marché africain et faire connaître leurs expérience et capacités techniques et entrepreneuriales à tous les acteurs africains.

La vice-Premier ministre congolaise chargée de l’environnement et du développement durable, Masudi Bazaiba, a mis l’accent sur l’importance d’encourager les entreprises privées dans le domaine de valorisation des déchets notamment le plastique, en permettant aux citoyens congolais de bénéficier d’un système d’assainissement fiable, ajoutant que le Congo aspire à une coopération fructueuse avec les entreprises algériennes publique et privée pour profiter de leurs expériences dans ce domaine.

Le Secrétaire général de la FEC a indiqué que son pays souhaite bénéficier de l’expérience « pionnière » de l’Algérie en matière de gestion des déchets par des partenariats entre les entreprises publique et privée algérienne et congolaise.

Le délégué auprès de la FEC Bononge Kimona a relevé, pour sa part, que la gestion des déchets constitue pour son pays « un grand défi » à travers le transfert des expertises et des technologies pour améliorer le cadre de vie du citoyen, ajoutant qu’il admire beaucoup l’expérience algérienne dans ce domaine, d’où l’impératif de créer des partenariats et une coopération permanente entre les deux pays en cette matière.

ALGÉRIE PRESSE SERVICE – وكـالة الأنباء الجزائرية

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