shituru

Après un semestre noir dans le cuivre, le chinois Pengxin entre dans la cour des producteurs de cobalt.Si le début de l’année 2020 du groupe chinois Pengxin a été marqué par la chute de ses revenus, de ses profits et de sa production de cuivre, le projet de cobalt qu’il développe depuis des années en RDC devient enfin réalité.


L’arbitrage lancé contre Pengxin International Mining Co par la compagnie publique congolaise Gécamines au sujet de leur partenariat sur la mine de cuivre de Shituru n’a finalement été qu’un souci parmi les nombreux accumulés par le groupe chinois en ce début 2020.

Sur le premier semestre, Pengxin a accusé une perte de 32,3 millions de yuans (4,7 millions $), en baisse de 109,5 % par rapport à la même période en 2019. Ceci s’explique notamment par une production de cuivre à Shituru de 15 100 tonnes sur les six mois, 14 % de moins qu’en 2019, et un volume vendu de 15 300 tonnes, une chute de 11 %. Des mauvais chiffres en partie causés et renforcés par la pandémie de Covid-19, qui a gêné les opérations de production, compliqué l’approvisionnement des acheteurs et entraîné des suspensions de contrats.



Chantier de cobalt quasiment achevé


Malgré cette situation, Pengxin a continué d’avancer dans son chantier de mise sur pied d’une ligne de production d’hydroxyde de cobalt de 7 000 tonnes sur le site de Shituru. Le projet, lancé en 2018, doit permettre au groupe d’ajouter 7 000 tonnes de cobalt aux 33 000 de cathodes de cuivre extraites depuis 2011 sur la mine, et ainsi entrer sur le marché des matières premières des batteries électriques. Ce secteur est très porteur puisque le pouvoir chinois de Xi Jinping entend en devenir le principal producteur mondial au plus vite. Les travaux de construction de l’unité de traitement sont terminés. Pengxin a entamé, il y a quelques semaines, des essais de l’équipement pour bientôt lancer une production test.

Par ailleurs, les dépenses opérationnelles de Pengxin devraient baisser prochainement sur la mine congolaise, puisque le groupe a quasiment finalisé sa nouvelle usine d’acide sulfurique, réactif utilisé pour traiter le cuivre. Avec une capacité de 180 000 tonnes, l’unité permettra à la firme de produire à terme 360 000 tonnes d’acide sulfurique chaque année en RDC, réduisant ainsi les importations nécessaires et favorisant la possibilité d’en vendre à d’autres entreprises dans le pays.

Africa Intelligence.

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