Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a donné le ton au processus de financement du fonds d’électrification hors réseau dénommé «Fonds Mwinda» avec une contribution de 100 milliards de francs congolais, au cours d’une cérémonie de capitalisation dudit fonds, organisée vendredi, à Béatrice Hôtel dans la commune de la Gombe, a indiqué le service de communication de la présidence de la République.
«Cette contribution est l’expression de ma ferme volonté à œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes vivant dans le Congo profond», a indiqué dans son mot de circonstance, le Président de la République.
Par ce geste, il a tenu à réaffirmer sa volonté de voir les Congolais vivant en milieu urbain, rural et périurbain, bénéficier des mêmes avantages en matière d’accès en énergie électrique, a-t-il souligné, ajoutant : «C’est par de tels actes, que nous pourront ensemble contribuer au bien-être de tous».
Le Chef de l’Etat, a, à cette occasion, exhorté, les mandataires de l’Agence nationale d’électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain (ANSER) à qui incombe la titanesque tâche d’électrifier les 135 territoires de la RDC, à plus d’initiative tout en affichant clairement sa disponibilité à se mettre constamment à leur écoute lorsqu’il s’agit des questions liées au secteur.
Il a recommandé à l’exécutif national, un soutien sans recul à ANSER, avant de suggérer qu’il soit systématiquement repris dans toutes les lois budgétaires, une contribution gouvernementale significative pour alimenter le «Fonds Mwinda».
Il a invité les pays amis, les bailleurs de fonds, les organismes internationaux ainsi que les opérateurs du secteur à mettre la main à la pâte pour faire d’ANSER, ce bras séculier de l’Etat congolais dans sa volonté de corriger les disparités longtemps observées en termes d’accès à l’électricité.
Après son lancement le 24 novembre 2020 par le ministre d’Etat, ministre de Ressource Hydrauliques et de l’électricité, Eustache Muhanzi Mubembe, le «Fonds Mwinda» devient, de ce fait, opérationnel, se présentant ainsi comme le levier financier devant accélérer l’électrification de la RDC en milieu rural et périurbain.
Actuellement évalué à 15%, il devra passer à 30% à l’horizon 2024, ce qui représente 15 millions des nouvelles connexions en 4 ans, à en croire les experts.
ACP/Fng/Nig/May