Un opposant rwandais tué par balles en Afrique du Sud

Coordinateur en Afrique du Sud du Congrès national rwandais, Seif Bamporiki a été retrouvé mort dans le township de Nyanga, au Cap.

Un responsable d’un parti rwandais d’opposition a été tué par balles, dimanche 21 février, au Cap, en Afrique du Sud où il vivait en exil, a annoncé son parti, qui a évoqué un « assassinat ».

Coordinateur en Afrique du Sud du Congrès national rwandais (RNC) Seif Bamporiki, 49 ans, a été abattu dans le township de Nyanga, miné par la criminalité.

Le motif de ce meurtre n’est pas clairement établi, mais le porte-parole du RNC Etienne Mutabazi a indiqué à l’AFP que le mode opératoire rappelait de précédentes attaques à caractère politique visant des opposants rwandais. Le meurtre « a été exécuté avec pour modus operandi d’attirer la victime dans un milieu risqué et dangereux pour l’assassiner », a-t-il estimé.

M. Mutabazi faisait référence aux agressions de plusieurs dissidents rwandais en Afrique du Sud, parmi lesquels Patrick Karegeya, un des fondateurs du RNC.

Ex-patron des renseignements extérieurs rwandais et ancien proche du président rwandais Paul Kagame dont il était devenu un adversaire acharné, Karegeya a été retrouvé mort étranglé dans une chambre d’un hôtel huppé le 1er janvier 2014.

« Liens étroits »

La justice sud-africaine a émis en septembre 2019 des mandats d’arrêt contre deux Rwandais qu’elle accuse d’avoir participé au meurtre de Karegeya, assurant également avoir établi des « liens étroits » entre eux et le régime de Kigali.

Un autre exilé rwandais, l’ancien général Faustin Kayumba Nyamwasa, cofondateur du RNC avec Karegeya, a survécu à plusieurs tentatives d’assassinats en Afrique du Sud.

Ce client « le cherchait depuis un bon moment », a expliqué M. Mutabazi, « samedi, cette même personne était venue au magasin pour dire que seul Bamporiki pouvait le servir ».

Les agresseurs se sont enfuis avec le pick-up et l’argent de la victime, abandonnant son corps sur le sol. Aucun suspect n’a été arrêté dans l’immédiat.

Le Monde avec AFP

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