Victor Kasongo Shomary, ex -ministre de Kabila rachète le gisement d’or de NAMOYA dans le Maniema

Shomka Resources, société qui vient de racheter la mine d’or congolaise de Namoya au canadien Banro, est dirigée par Victor Kasongo Shomary, homme d’affaires et vice-ministre durant la présidence de Joseph Kabila.

Après environ quatre mois de négociations, la société canadienne Banro Corp est arrivée à l’accord qu’elle convoitait tant : la vente de sa mine d’or de Namoya, dans le Maniema, à l’est de la RDC. Le site fait l’objet de violences de la part de milices et de riverains depuis plusieurs années, ce qui a longtemps gêné la production d’or, empêchant d’atteindre les prévisions de 120 000 onces sur douze mois, puis ayant contraint à stopper complètement les opérations en septembre .

Le repreneur de Namoya est la société Shomka Resources. Etablie à Hong Kong, cette société est détenue à 65,5 % par Shomka Capital, une entité contrôlée par l’influent congolais Victor Kasongo Shomary. Ce dernier fut vice-ministre des mines de RDC de 2007 à 2010, durant la présidence de Joseph Kabila, après avoir dirigé le groupe étatique Office des mines d’or de Kilo-Moto (qui a précédé l’actuelle Société des mines d’or de Kilo-Moto, Sokimo) et le Centre d’évaluation et d’expertise des matières précieuses du Congo (CEEC, public). Victor Kasongo, qui a commencé sa carrière au sein du sidérurgiste sud-africain Iscor puis est passé chez l’auditeur EY, est, depuis, surtout un homme d’affaires. Administrateur de la Banque commerciale du Congo (BCDC), il est également le fondateur de la société minière Congo Premier Group, active principalement dans l’étain et consultant pour le cabinet spécialisé dans les secteurs extractifs DaMina Advisors .

Si sortir Namoya de la crise et y relancer la production début 2021 comme ambitionné pour l’instant sera un vrai défi, Victor Kasongo recevra un appui certain de son associé à 34,5 % dans Shomka Resources : Baiyin International Investments. Ce fonds d’investissement chinois est l’un des deux principaux actionnaires de Banro avec l’américain Gramercy. Par ailleurs, Baiyin a l’an dernier racheté 100 % de Twangiza, l’autre mine d’or que détenait Banro en RDC, et ses équipes sont sur place.

Banro ne quitte cependant pas entièrement Namoya, conservant une redevance (royalties) sur la production durant toute la durée de l’exploitation.

Africa Intelligence.

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