Les avocats de Dig Oil Matthew McGill et Rahim Moloo capitalisent leur position face au silence de la RDC

Murée dans le silence depuis le mois d’avril 2020, la RDC n’a soumis aucun document contradictoire à la demande de jugement par défaut déposée par Dig Oil le 12 octobre dernier devant le tribunal du District of Columbia. La société sud-africaine cherche à faire valider la décision de la Chambre de commerce internationale (ICC), qui a condamné en 2018 la RDC à lui verser plus de 600 millions de dollars pour lui avoir indûment retiré en 2010 le bloc 1 dans le graben Albertine et d’avoir tardé à valider ses contrats de production sur ses trois blocs dans la Cuvette centrale (8, 23 et 24).

Comme nous l’avions anticipé , les avocats de Dig Oil Matthew McGill et Rahim Moloo du cabinet Gibson, Dunn & Crutcher se sont engouffrés dans la brèche de l’absence de contradictoire : dans un document daté du 1er avril, ils ont demandé au tribunal d’accepter leur requête de condamnation de Kinshasa par défaut. En vertu de la loi américaine, en cas d’absence d’opposition transmise dans les délais (quatorze jours), le tribunal doit considérer la requête comme acceptée. Or le délai est largement dépassé, Dig Oil ayant déposé sa demande il y a près de cinq mois, sans que la RDC ne se manifeste.

 Africa Intelligence

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