Kamerhe et Fatshi

Le chef de l’Etat Félix Tshisekedi avait laissé planer le doute sur la nomination à la primature de son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe, d’ici à décembre. En attendant, ce dernier cherche comment se positionner en vue des échéances électorales prévues fin 2023.

La promesse du président Félix Tshisekedi à Vital Kamerhe est-elle toujours d’actualité ? A l’issue d’un entretien en septembre dernier avec le chef de l’Etat, son ancien directeur de cabinet avait fait part à ses proches de sa nomination à la primature d’ici début décembre. Alors que l’échéance est déjà dépassée, une frange de la formation de Vital Kamerhe, l’Union pour la nation congolaise (UNC), le presse de s’émanciper de Félix Tshisekedi. Avec un objectif en vue : concourir seul à la prochaine présidentielle prévue en 2023.

Encore tiraillé sur la stratégie à adopter, le patron de l’UNC consulte ses lieutenants et proches, y compris au sein du gouvernement de Sama Lukonde Kyenge. C’est le cas notamment du ministre des affaires foncières, Aimé Sakombi Molendo, avec qui Vital Kamerhe s’est entretenu mi-décembre lors d’un bref déplacement à Paris, en présence du ministre du numérique, Désiré-Cashmir Eberande Kolongele.

Contacts réguliers

Jusqu’à présent, peu d’observateurs donnent encore du crédit à l’hypothèse d’un retour aux affaires de Vital Kamerhe, tant ce dernier fait figure d’épouvantail pour les responsables de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, la formation présidentielle). A cela s’ajoute la délicate question de la représentation géographique au sommet de l’Etat. Tout comme Vital Kamerhe, le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, est originaire de la province orientale du Sud-Kivu.

Si les intentions de Félix Tshisekedi demeurent insondables, des contacts réguliers ont lieu entre les deux camps, spécifiquement par l’entremise de Guy Kabombo Muadiamvita. Peu connu du grand public, celui-ci est depuis fin 2019 à la tête du Journal officiel. Il est surtout réputé pour avoir l’oreille du président congolais, qu’il connaît depuis ses années d’exil à Bruxelles.

Africa Intelligence

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