RDC : Juge Yanyi, traumatisme crânien, les enquêtes doivent être tournées vers ses proches

Le ministre de la Justice vient de publier le résultat de l’autopsie sur le brusque décès de Raphaël Yanyi Ovungu juge président dans l’un des procès dit de 100 jours impliquant Vital Kamerhe et l’entreprise SAMIBO contre l’Etat congolais. Selon ce résultat officiel, le juge est décédé du traumatisme crânien dû à un objet contondant.  Résultat que vient de rejeter la famille, qui selon les premières résultats en leur possession faisait état d’un empoisonnement.

Dans l’hypothèse où ce rapport d’autopsie dit vrai, les enquêtes doivent être tournées vers ses proches, à savoir sa famille et amis restreints.

En effet, le résultat de l’autopsie sous-entend  que le Juge avait été  frappé soit par un objet contondant ayant causé une hémorragie interne, soit le juge avait connu un accident dont la tête avait été exposé mais qu’il avait jugé bénigne pour ne pas se faire examiner.

Hypothèse familiale

Le scepticisme   des membres de la  famille du défunt qui s’interroge sur les résultats de l’enquête est bien révélateur des troubles et questionnements d’un Haut Magistrat gardé par les policiers puisse être victime des coups.

C’est ici qu’il y a lieu de s’interroger dans l’hypothèse où ce résultat est vrai. En effet, les premières déclarations de la femme du défunt sont formelles. « Son Mari dès son retour à la maison après l’audience du jour, était sorti vers 17 heures pour revenir à la maison  deux heures du temps après.

Or, le juge qui est bien gardé, avait bel et bien regagné sa maison sans problème apparent, sinon sa femme allait être informée.

Enquête vers sa famille et proche

Face à la certitude que l’état du juge s’est détérioré alors qu’il se trouvait chez lui  à la maison, et que dans l’hypothèse où c’est un objet contondant qui est à la base de la coagulation du sang dans son cerveau et vu que le juge était protégé, les premières enquêtes ne peuvent être dirigé que vers sa famille et ses proches amis. Car le juge ne pouvait être frappé que dans un environnement où ses gardes du corps n’avaient pas accès : à savoir sa maison et des rencontres restreintes entre amis.

La famille Yanyi tout en demandant une contre-expertise internationale doit donner la chance à la commission d’enquête d’essayer de donner des réponses sur des présumés auteurs indirects ou directs du décès du juge Yanyi.

Notre analyse ne se base que sur la véracité de l’autopsie, analyse d’ailleurs justifiée par le rejet du rapport par la famille du défunt, car un tel rapport éloigne l’hyothèse d’un crime d’Etat ou politique au profit d’un crime passionnel ou familial.

Yanyi Raphaël, juge président d’un des procès dit de « 100 jours » était brusquement décédé dans la nuit du mardi 27 mai vers 2 heures après être acheminé  au Centre Nganda suite à une malaise survenue en pleine nuit chez lui à la maison.

Team congovirtuel

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