RDC: CENI, AMBONGO ET BOKUNDOA ÉCRIVENT À FATSHI

bokondoa et Ambongo

 Le Présidium de la Plateforme des confessions religieuses demande au Chef de l’Etat de « convoquer les composantes afin de  » désigner les personnalités qui répondent aux critères légaux ».

La polémique née de l’entérinement, par l’Assemblée nationale, de Ronsard Malonda comme probable futur président de la CENI ne faiblit pas.

Dans une correspondance datée du 3 juillet, adressée au président Félix Tshisekedi, le cardinal Fridolin Ambongo, président du présidium de la plate-forme des confessions religieuses demande au Magistrat suprême, garant du bon fonctionnement des institutions, de rejeter  » la proposition controversée de nomination de Ronsard Malonda comme président de la CENI entérinée par l’Assemblée nationale « . Fridolin Ambongo et André Bokundoa disent n’avoir pas porté le choix sur Malonda.

 » En effet, à la réunion sus-évoquée, il n’a été procédé à la désignation d’aucun délégué des confessions religieuses à la CENI ni, à plus forte raison, à l’élection de son président…Il est par conséquent, déconcertant que la présidente de l’Assemblée nationale ait travesti la vérité et fait entériner frauduleusement par la plénière une quelconque désignation du président de la CENI par les confessions religieuses, et ce, sur base d’un faux procès-verbal d’une élection fictive dressé par certains chefs de confessions religieuses et délégués, non attitrés quant à ce « , dénoncent-ils

Ils soulignent, par ailleurs, que les tractations entre les confessions religieuses devaient se poursuivre pour dégager un consensus sur une personnalité indépendante, compétente et d’une moralité irréprochable comme leur délégué à la tête de la Centrale électorale.

Dans leur courrier au Président de la République, le Cardinal Fridolin Ambongo et le Pasteur André Bokundoa ne s’expliquent pas que « la présidente de l’Assemblée nationale s’obstine à cautionner délibérément une telle forfaiture au plus haut niveau de l’État. « 

Les deux chefs d’églises réaffirment la nécessité de procéder par des réformes de la CENI avant toute désignation des membres pour améliorer son fonctionnement, accroître son indépendance et son impartialité et ne pas tomber dans les erreurs du passé, car soutiennent-ils, le peuple veut des élections crédibles, libres et transparentes.

Le présidium de la plateforme des confessions religieuses exhorte le Président Félix Tshisekedi à « convoquer les composantes socio-politiques concernées au dialogue constructif en vue de réformer la centrale électorale et d’y désigner les personnalités qui répondent aux critères légaux.

  » Didier KEBONGO/Forum des As

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