Les USA et l’UE vont financer la construction d’un chemin de fer reliant la RDC, la Zambie et le port de Lobito pour contrer l’initiative de la Chine » Ceinture et Route de la Soie »
Des études doivent être menées pour la construction d’un chemin de fer reliant la région de la Ceinture du Cuivre de Zambie à la région du Katanga en RD Congo et du chemin de fer existant jusqu’au port de Lobito en Angola. Cela ferait partie d’un projet de corridor transafricain.
Les études convenues par les trois pays seront soutenues par l’Union européenne et les États-Unis dans le cadre du Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux, lancé en 2022 en tant qu’initiative alternative de la Chine à la Ceinture et à la Route.
L’UE et le gouvernement américain ont déclaré que ce soutien combinerait ressources financières et savoir-faire technique dans une approche collaborative qui pourrait être reproduite dans d’autres corridors stratégiques à travers le monde.

La prochaine étape consistera pour l’UE et les États-Unis à soutenir le lancement d’études de préfaisabilité. Cela s’appuiera sur le soutien initial apporté par les États-Unis à la modernisation de la ligne ferroviaire existante de Benguela, à écartement de 1 067 mm, reliant Lobito à la frontière avec la RD Congo.
Le nouveau chemin de fer vise à accroître les exportations, à stimuler la circulation des marchandises dans la région et à promouvoir la mobilité des populations locales, en réduisant considérablement les temps de transport moyens tout en réduisant le coût et l’empreinte carbone de l’exportation de métaux, de produits agricoles et d’autres produits.
« Notre objectif n’est pas seulement de relier une région enclavée à la mer », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de l’événement du Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux organisé lors du sommet du G20 à New Delhi le 9 septembre. investir également dans les chaînes de valeur locales, dans l’énergie propre et dans les compétences de la main-d’œuvre locale. C’est l’esprit du PGII : c’est une toute nouvelle approche des grands investissements dans les infrastructures. Il s’agit d’une prospérité partagée. Il s’agit d’avantages réels pour tous les partenaires.