RDC: Corneille Nangaa tente de se libérer des sanctions américaines avec l’appui de Erich Ferrari

Corneille_Naanga

Visé par le département d’Etat américain pour son rôle controversé dans le processus électoral de 2018 en RDC, le patron de la commission électorale congolaise s’est tourné vers la justice américaine pour obtenir l’abandon des sanctions à son encontre.

Toujours en poste depuis 2015 à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de RDC, Corneille Nangaa Yobeluo devrait connaître le nom de son successeur d’ici à la mi-août, date à laquelle le président Félix Tshisekedi est censé se prononcer sur les propositions faites par les différentes confessions religieuses.

En attendant sa retraite de la CENI, Corneille Nangaa, qui ne fait pas mystère de ses ambitions dans le monde des affaires, espère toujours un retournement de situation sur le front des sanctions américaines. Celles-ci, effectives depuis mars 2019, faisaient suite aux accusations de corruption et d’entrave au processus démocratique lors des élections de 2018. Elles l’empêchent notamment de se rendre aux Etats-Unis et de faire du business avec toute personne ou entité américaine.

Pour contester ces sanctions, Corneille Nangaa a déposé plainte en novembre 2019 contre le département d’Etat devant le tribunal du district de Columbia, avec l’appui de l’avocat américain Erich Ferrari, membre du cabinet éponyme Ferrari & Associates. Ce dernier est un spécialiste de la défense des personnalités sanctionnées par le département d’Etat – il a par exemple défendu le milliardaire russe Oleg Deripaska ou encore un proche du président vénézuélien Nicolas Maduro, que les Américains accusent d’avoir partie liée avec le trafic de drogue.

Le département d’Etat a réagi mi-juin à la plainte de Nangaa en déposant une demande auprès du tribunal visant à éteindre les poursuites. Leurs avocats estiment que le pouvoir exécutif est seul maître pour le choix des personnes étrangères interdites d’entrée sur le sol des Etats-Unis. Lancée depuis près d’un an et demi, la procédure judiciaire a été ralentie par le souhait du département d’Etat de rassembler le cas de Corneille Nangaa et celui de l’ex-vice-président de la CENI, Norbert Basengezi Katintima – également visé par les sanctions, il a lui aussi initié des poursuites aux Etats-Unis. 

Africa Intelligence

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