L’ancien ministre de l’EPST, Willy Bakonga arrêté le 20 avril dernier à Brazzaville, a été extradé mardi en fin d’après-midi à Kinshasa, soit sept jours après son interpellation à Brazzaville.
Aussitôt arrivé, il a été conduit directement au parquet près la Cour de cassation à l’immeuble de la CNSS sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa.
Des sources judiciaires renseignent que toutes les formalités ont été faites. D’ailleurs, le vice-Premier ministre sortant en charge de l’Intérieur était en contact permanent avec son homologue du Congo Brazzaville en vue de faciliter cette extradition.
Poursuivi pour détournement de fonds alloués à la gratuité de l’éducation de base, Bakonga s’apprêtait à se rendre en Europe avant d’être interpellé et gardé par les services de sécurité de la République du Congo.
Le dossier a été ouvert et le promoteur des écoles « Le Sévigné » ne peut pas s’échapper tant que l’officier du ministère public ne l’a pas encore conclu. Bakonga doit être entendu. Il est appelé à présenter ses moyens de défense et ainsi être placé devant son juge naturel.
Willy Bakonga a été lourdement chargé après la condamnation à 20 ans des travaux forcés de l’Inspecteur général de l’EPST, Michel Djamba et le directeur national du SECOPE, (les deux aux arrêts) en mars dernier, lors de l’acte 1 du procès sur le détournement des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement.
Mputu Patrick-Marche/Ouraganfm