Trois scénarios probables à la table de F.A. Tshisekedi, après avoir franchi le Rubicon du Palais du peuple

felix doigt de victoire

Insubordination, rébellion et crise interinstitutionnelle, trois maux avec comme scénario probable la chute du Gouvernement Inlukamba.

L’insubordination, mieux la rébellion dont aurait fait preuve le Premier ministre Sylvestre Inlukamba est une collision de trop, lui qui était en disgrâce après son indignation sur les nominations en cascades dans l’armée et la magistrature  signées par son ministre de l’intérieur faisant office d’intérim.


En effet, lors du dernier conseil des ministres tenu le vendredi 16 octobre 2020, il a été confié à l’actuel premier ministre le soin d’organiser la cérémonie de prestation de serment, une patate chaude entre les mains d’un premier ministre écartelé entre sa famille politique FCC et les exigences républicaines du Président de la République.
Trois scenarios probables se présentent pour l’actuel Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, qui a vu son autorité être bafouée, lui qui jusque-là s’était rechigné à mettre fin à la coalition FCC-CACH.

La cohabitation “radicale et officielle”

Le premier des scénarios et le plus probable est de retirer sa confiance à l’actuel premier ministre S. Inlukamba qui se trouverait dans l’incapacité de travailler avec l’actuel Chef de l’Etat au motif d’insubordination et rébellion.  Cependant, vu qu’il s’agit d’une cohabitation qui ne dit pas son nom, le premier ministre étant l’émanation de la majorité parlementaire, il peut encore résister de démissionner en cas du refus d’une démission volontaire.

Dissolution de l’Assemblée Nationale

Dans c’est cas, interviendra le deuxième scénario,  la dissolution pure et simple de l’Assemblée Nationale au motif de la crise interinstitutionnelle entre l’exécutif (présidence et gouvernement compris) et l’Assemblée Nationale ; la cour nouvellement renouveler ne pourra que constater cette crise interinstitutionnelle. Dans cette éventualité, le Président de la République se mettra une pression énorme  pour organiser l’élection législative dans les 60 jours constitutionnels et chercher à gagner cette dernière. Cependant, il y a un bémol constitutionnel, les affaires courantes jusqu’à l’installation ou organisation de nouvelles élections.

Toutefois, il peut chercher aussi à faire du forcing en déniant la majorité parlementaire du FCC par la désignation d’un informateur, alors il lui faudrait débaucher dans le camp de ses adversaires afin de dégager une nouvelle majorité et marginaliser la machine politique FCC.

la convocation d’un dialogue politique


Le troisième scénario, sera une conséquence de deux autres, la fin de la coalition FCC-CACH, dont ne rêve que les caciques et militant de son parti politique UDPS ainsi que les organisations de la société civile.

Au pire, la convocation d’un dialogue politique, comme ultime scénario, la jurisprudence FCC de 2018 aidant et faisant office d’une référence politique par l’organisation d’un dialogue et nomination d’un premier ministre dont sa formation politique n’était pas majoritaire au parlement.

La rédaction 

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