RDC : Nouvelle arrestation après affrontement de Ne Mwanda Nsemi

Plusieurs dizaines de policiers avaient encerclé, jeudi à Kinshasa, la résidence du gourou du mouvement politico-sectaire à l’origine de plusieurs affrontements meurtriers, ces dernières semaines dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les policiers avaient entouré sans encore donner l’assaut la résidence de Muanda Na Nsemi, chef du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK).

Bandeau rouge noué autour de la tête, plusieurs dizaines de ses partisans ont défié les forces de sécurité.

Des officiels étaient présents sur les lieux dont certains sont allés négocier avec le gourou dans sa résidence.

Ils veulent chasser les « non-originaires »

La veille, quatorze de ses adeptes avaient été tués par les forces de sécurité à Songololo dans la province voisine du Kongo Central (sud-ouest), le long de l’unique route qui relie Kinshasa à ses seuls débouchés maritimes.

Il s’agissait d’une « opération de rétablissement de l’ordre public » face aux adeptes qui veulent chasser du Kongo-Central les « non-originaires« , c’est-à-dire à des Congolais venus d’ailleurs, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde dans un communiqué.

Une dizaine de personnes, adeptes et policiers, ont été tués dans deux précédents accrochages le long de la RN1, mi-avril.

Reconstituer le royaume du Kongo

Fin mars, la police avait dispersé à Kinshasa un rassemblement des BDK qui violait l’interdiction de tout rassemblement public de plus de vingt personnes, une disposition de « l’état d’urgence sanitaire » décrété par le chef de l’État face au Covid-19.

Les Bundu Dia Kongo affirment vouloir reconstituer le royaume du Kongo tel qu’il existait au XVe siècle, avant la colonisation, de l’Angola au Gabon.

C’est la deuxième fois que le leader du Bundu Dia Kongo (BDK) soit interpellé par la police congolaise, après avoir été gracié par le Président Félix Tshisekedi.

Ne Mwanda Nsemi a multiplié des messages souvent contradictoires ; du paiement de ses émoluments passés en passant par la réparation de sa maison pilée selon lui par les éléments de la police congolaise lors de sa première arrestation sous le règne de Joseph Kabila.

RTBF/ROGER LAZIO

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