L’insécurité à Kinshasa, E. Boshab plus préoccupé par la survie du régime

Eden Kodjo

Recrudescence de l’insécurité à Kinshasa, jour après jour, nuit comme le jour que des plaintes et gémissements : vols, braquages, assassinats, gangstérismes, obscurités, voyoutisme...

Si la police congolaise établissait une statistique des plaintes enregistrées, Kinshasa serait sûrement la ville la plus dangereuse d’Afrique.

Il y a lieu de se demander des attributions et orientations en matière sécuritaire entre le ministère de l’intérieure et la police nationale. De qui doit venir l’initiative, l’impulsion et mesure sécuritaire en rapport avec la protection des personnes et de leurs biens.

Silencieux, distant, absences des mesures et manque d’assistance aux victimes, on dirait que l’autorité congolaise n’existe pas. C’est chaque jour qui passe que nous voyons et assistons à des lamentations émanant des habitants de la ville de Kinshasa.



Que fait le ministre de l’Intérieur Evariste Boshab face à toutes ses plaintes, pas des mesures, pas d’apparition, ni déplacement sur les lieux des crimes. Si la population locale ne se déplace pour aller se plaindre à la police locale, celle-ci restera cramponnée sur son siège. Et que dire du gouverneur de la ville ?



Quel est l’importance des polices des proximités connues sous le nom de « Sous-Ciat » qui pullulent dans la ville pourtant incapable d’intervenir en cas d’appel de détresse ?


Triste souvenir de l’Opération Likofi 1

L’absence des mesures concrètes de protection de la population a été plus manifeste lors de l’opération Likofi 1, où la police congolaise avait jugé bon de faire disparaître des enfants qualifiés des « Kulunas » en lieu et place d’une prévention et protection. Mesure qui lui avait valu des critiques de la part des organisations de Droits de l’Homme dont Human Right Watch.

Depuis, le numéro 1 de la police devient de plus en plus discret car nommément cité à la base des disparitions des enfants dits « Kulunas ». Ainsi en son absence, plus personne n’ose plus prendre des mesures pour éradiquer la violence dans la ville province de Kinshasa.


Le régime d’abord

Si le ministre de l’intérieur est absent sur le terrain de l’insécurité, il est plus que visible sur des questions politiques en matière avec la territorialité, les élections et la constitution en jugeait son interpellation au parlement en rapport avec le découpage territoriale.



On dirait que le Vice-premier ministre est plus préoccupé par le sort du régime politique en place que de la protection de ses habitants.


Renforcement des polices des proximités

Un renforcement en nombre et équipement de la police de proximité est nécessaire en leur débarrassant des éléments immoraux et tâches non en rapport avec leurs missions à savoir la protection des véhicules garés à leurs postes. Sans oublié l’amélioration du secteur énergétique qui est aussi à la base de certains cas d’insécurité.



Il faut bannir des méthodes brusques à l’instar de l’opération Likofi 1, pour privilégier la prévention et la protection.





CV