Le dessous des cartes de l’invitation de Naftali Bennett à Félix Tshisekedi  du 24 au 27 octobre en Israël, «l’assaut final contre Gertler et Kabila»?

Naftalli Bennett et Tshisekedi

Félix Tshisekedi vient de lancer l’ultime bataille d ‘Armageddon pour en finir avec Kabila et son soutien de poids l’israélien Gertler. L’homme d’affaires israélien est la personne qui a le plus bénéficié des contrats et faveur de Kabila pendant son règne. A son tour, Dan Gertler a constitué un réseau de soutien en Israël en faveur de Joseph Kabila avec Benjamin Netanyahu alors premier ministre israélien et L’ex chef du Mossad, Yossi Cohen.

Le président congolais Félix Tshisekedi s’est plaint auprès de Cohen pour ses visites secrètes en RDC en faveur du duo Kabila-Gertler. En outre, La décision controversée de l’administration Trump d’alléger les sanctions contre Dan Gertler, était  intervenue après des demandes répétées de l’administration Benjamin Netanyahu au nom de  » la sécurité nationale ». Alan Dershowitz, l’un des avocats de Gertler, a également fait savoir que son client Gertler, 47 ans, donnait des millions de dollars par an à des associations caritatives en Israël. C’est Benjamin Netanyahu via ses réseaux qui ont milité pour l’immunité » de Joseph Kabila car ’il pouvait aider Israël et les États-Unis à recueillir des renseignements sur les terroristes et l’influence croissante de la Chine. » C’est Kabila seul et lui seul qui peut fournir des renseignements précieux aux américains  sur les secrets des contrats chinois et leur influence grandissante en RDC » ont démontré les experts du Mossad à leurs partenaires américains. Ce qui a permis à Kabila de se retrancher dans sa ferme de Kingakati et son ami Dan Gertler de se terrer dans son fief ultraorthodoxe de Bnei Brak près de Tel Aviv.

Naftali Bennett change les  » jeux » : Cohen a été remplacé  par David Barnea

Après 12 ans de règne, BiBi tombe, Naftali Bennett est élu premier ministre israélien.

L’ère Benjamin Netanyahu et  Yossi Cohen finie en Israël, Gertler n’a  plus les mêmes moyens  pour soutenir son ami Joseph Kabila. Les conseillers du président congolais Félix Tshisekedi se sentent « soulager » par le départ de Benjamin Netanyahu, jugé « trop proche de Dan Gertler et de son ami Kabila« .

Ces derniers sont  suspectés de tout faire pour déstabiliser le pouvoir de Félix Tshisekedi via plusieurs intermédiaires, comme le Biélorusse Alexander Zingman sans toutefois oublier, le rôle « controversé » de l’ancien patron du Mossad, Yossi Cohen.

C’est ainsi que l’annonce de l’ouverture de l’ambassade à Tel Aviv et un bureau d’expansion économique à Jérusalem que  Tshisekedi avait promis lors d’une conférence de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), qui s’est déroulée en mars 2020 à Washington était resté au point mort.

Alliance Tshisekedi – Neftali

Invité par l’actuel premier ministre israélien vers la fin du mois d’octobre, Félix Tshisekedi va essayer de tisser des liens solides avec le nouveau premier ministre pour faire oublier la complicité qui régnait entre Benjamin Netanyahu et Joseph Kabila. Annoncé à l’époque où le prédécesseur de Neftali était encore au pouvoir, Félix Tshisekedi  n’avait pas effectué le déplacement vers Israël due au « Covid-19 » . Avec cette l’une de miel Félix – Neftali, le président congolais Cherche a neutraliser les réseaux Gertler en Israël qui veulent « déstabiliser son pouvoir ». En retour, Neftali Bennett cherche à affaiblir son adversaire politique. Benjamin Netanyahu via Gertler. C’est pourquoi dès son arrivée au pouvoir, le nouveau premier ministre israélien a remplacé Cohen par David Barnea a la tête du Mossad.

Israël compte aussi beaucoup sur Tshisekedi dans le cadre de sa présidence de l’Union africaine (UA) pour l’année 2021. L’Etat hébreux a réussi mi-juillet, et pour la première fois depuis bien longtemps, à faire accréditer son ambassadeur auprès de l’UA . Cela avait largement agacé de nombreux pays membres, notamment ceux provenant de la Southern African Development Community (SADC) et de l’Algérie.

L’assaut final contre Gertler et Kabila

Proche de l’ancien président Joseph Kabila, Dan Gertler, qui a construit sa fortune dans le secteur minier congolais, où ses sociétés interviennent du cuivre au diamant en passant par le pétrole , a été la cible de nombreuses critiques et accusations ces derniers mois. Les sanctions décrétées à son encontre par Washington, en 2017 et 2018ont certes été levées par Donald Trump dans les tout derniers jours de son mandat. Mais à peine Joe Biden avait-il pris les commandes de la Maison Blanche que le Département d’État jugeait que l’assouplissement des sanctions était « incompatible » avec « les efforts des États-Unis pour lutter contre la corruption et promouvoir la stabilité en RDC ».

 le 13 mai, Félix Tshisekedi, en tournée dans l’ancienne province du Katanga, poumon économique du pays grâce à ses ressources minières, a annoncé sa volonté d’assainir le secteur. « Il est temps que le pays réajuste ses contrats avec les miniers dans l’optique de sceller des partenariats gagnant-gagnant », a lancé le chef de l’État lors d’un meeting à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba.

La veille, alors que le rapport était rendu public à Kinshasa, Tshisekedi avait, devant la population de Lubumbashi, fait une promesse similaire : « Ceux qui viennent exploiter s’enrichissent, et nous, les propriétaires des minerais, nous restons toujours pauvres. Mais ces choses sont finies ! »

Ainsi tour à tour, Dan Gertler perd peu à peu ses avantages s’effriter. Dans une lettre du 16 juin 2021, le ministère des Hydrocarbures a informé la société de Dan Gertler de sa décision mettant fin au contrat de partage de production entre la RDC et l’association Caprilcat Ltd ainsi que Foxwhelp Ltd sur les deux blocs pétroliers. 

Alors que Félix Tshisekedi promet de remettre à plat les contrats miniers, l’ONG Le Congo n’est pas à vendre affirme que les contrats signés avec l’homme d’affaires israélien proche de Joseph Kabila ont déjà coûté « 1,95 milliard de dollars de recettes » à l’État.

À en croire les enquêteurs, qui s’appuient sur une analyse des données publiques financières entre 2003 et 2021, la RDC a d’ores et déjà « perdu 1,95 milliard de dollars de recettes ». Et les auteurs du rapport d’insister : « Si rien n’est fait pour stopper cette hémorragie, 1,76 milliard de dollars supplémentaires au titre de royalties pourraient échapper aux caisses de l’État entre 2021 et 2039. »

Ainsi, cette visite, s’il s’inscrit dans la bonne voie, permettra à Félix Tshisekedi d’en finir avec les avantages et crimes économiques perpétués par le tandem Kabila-Gertler en RDC au détriment de la population congolaise. Ça va sonner la fin de l’intouchable.

Coco Kabwika

kabwikacoco@gmail.com

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