SEULEMENT UN TIERS DES ENFANTS DE 91 PAYS EN DÉVELOPPEMENT SONT BIEN NOURRIS

Un rapport de l’UNICEF publié ce mercredi 22 septembre alerte sur la crise alimentaire traversée par les plus jeunes dans les pays en développement, avec seul un tiers des enfants de moins de 2 ans qui sont nourris convenablement dans ces zones.

La moitié des enfants entre 6 et 23 mois ne bénéficient pas du nombre minimum de repas quotidien et donc d’une alimentation équilibrée, pourtant essentielle dans le développement futur, au sein des pays en voie de développement.

L’agence des Nations unies pour l’enfance met en lumière leur situation, qui se détériore lors de la dernière décennie dans 91 pays, avec la dégradation du climat et les différentes crises sanitaires. Un autre nombre effarant est révélé dans le rapport de l’UNICEF : 11 millions de jeunes de moins de 2 ans sont frappés par l’émaciation, c’est-à-dire la maigreur extrême, à travers le monde. 

La répartition de cette problématique est inégale sur le plan géographique : 62% des enfants de 6 à 23 mois ont accès à un régime alimentaire sain et diversifié en Amérique Latine et aux Caraïbes, contre seulement 25% en Afrique et 19% en Asie du Sud.

UNE DÉPENDANCE AUX SYSTÈMES ALIMENTAIRES

Le rapport donne des pistes de réflexion intéressantes concernant ce sujet majeur du 21e siècle, indiquant que le mode de production et donc de consommation avait évolué lors de la dernière décennie. Désormais, les familles des pays en développement achètent leur nourriture plutôt que de la produire, même dans les zones rurales, ce qui entraîne une forte dépendance aux systèmes alimentaires.

La question de la remise en cause de la politique agricole mondiale et de l’investissement des pays riches dans cette problématique sur la nutrition sera centrale lors du sommet de l’ONU sur la sécurité alimentaire, qui se tiendra ce jeudi 23 septembre à New York.

Trois agences de l’ONU, la FAO (agriculture et alimentation), la PNUD (développement) et le PNUE (environnement), avaient publié un communiqué groupé la semaine dernière pour alerter sur une nécessaire réorientation des pratiques agricoles mondiales. 

Elles avaient indiqué dans ce rapport que sur les 540 milliards de dollars d’aide fournie à l’agriculture à travers le monde en moyenne ces dernières années, près de 470 milliards, soit 87% du total, généraient «des distorsions de prix et des dommages environnementaux et sociétaux».

CNEWS

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