La Rand Merchant Bank a publié l’intégralité de son rapport de classement des pays du continent, selon leur attractivité en termes d’investissement. Des géants comme le Nigeria et l’Algérie ont raté les dix premières places, de même que le Sénégal.

Cette année, la Rand Merchant Bank n’a pas pu s’appuyer sur le Doing Business de la Banque mondiale pour éditer son rapport annuel, elle s’est donc basée sur d’autres indicateurs de compétitivités, notamment l’Economic Freedom Index, ou Indice de le liberté économique de The Heritage Foundation. 

Mais, malgré ces changements méthodologiques, le classement n’a pas connu de bouleversement majeur. L’Egypte demeure le pays le plus attractif pour l’investissement avec un score de 5,94 sur 10. Le pays des pharaons est suivi du Maroc (5,65), de l’Afrique du Sud (5,63) et du Rwanda (5,62), trois pays qui tiennent dans un mouchoir de poche. 

Dans le top 10, on retrouve également le Botswana, le Ghana, Maurice, la Côte d’Ivoire et les deux géants d’Afrique de l’Est que sont le Kenya et la Tanzanie. C’est dans la deuxième partie du top 20 que l’on retrouve, dans l’ordre, l’Algérie, l’Ethiopie, le Sénégal, le Nigéria, les Seychelles, mais aussi, le Bénin, la Tunisie, Madagascar, la Namibie et le Cap-Vert.

L’Egypte doit sa première place à son dynamisme des cinq dernières années, notamment avec le début d’exploitation du gaz qui a considérablement boosté son économie, mais également l’ambitieux programme d’investissement du gouvernement, en plus des réformes courageuses pour redresser l’économie. C’est ce qui explique, que le pays soit d’ailleurs passé, depuis l’année dernière, au rang de deuxième économie du continent, devant l’Afrique du Sud. L’Egypte est en effet l’un des rares pays à n’avoir pas connu de récession malgré la crise du Covid-19

Le Maroc, pour sa part, est aussi caractérisé par la dynamisme de son économie, bien qu’il soit importateur net d’hydrocarbures. Les secteurs industriels et agricoles, mais également celui des infrastructures ont continué à porter l’économie du Royaume. Certes, la crise du Covid-19 s’est traduite par une récession de l’ordre 7,1%, pourtant les fondamentaux du pays demeurent des plus solides. C’est ce qui explique le maintien de sa position. En Afrique de l’Ouest, le Ghana et la Côte d’Ivoire continuent de montrer le dynamisme de leurs économies, la solidité des réformes entreprises, mais également les excellentes perspectives de croissance, compte tenu des importantes réserves pétrolières mises au jour au cours des dernières années. En revanche, des pays comme le Nigéria et l’Algérie, grands producteurs pétroliers, manquent d’attractivité à l’échelle du continent. Cette situation est liée à plusieurs facteurs, notamment l’instabilité qui caractérise la première économie du continent et l’absence de diversification chez le pays d’Afrique du Nord. L’Algérie est restée globalement une économie socialiste où dominent les subventions et qui vit essentiellement d’importation. De plus, la loi est trop restrictive à l’égard des investissements étrangers.

360.ma

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